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"ASSOLLANT et son influence "
Alfred assollant a marqué des générations, ainsi dans le fameux bob Morane "la vallée infernale", on peut lire : "Il (Bob) trouva seulement un roman qui avait enchanté ses jeunes années et que, avant de quitter la France, il avait emporté comme une sorte de relique. C'était "Le Capitaine Corcoran". L'auteur y relatait les aventures et mésaventures d'un Français chevaleresque et audacieux qui parcourait les Indes en compagnie de son tigre apprivoisé, y faisait la guerre et y épousait une belle princesse". (Chap. X)
Sans Assollant, point de LUPIN puisque Maurice Leblanc avoua "Les auteurs qui ont pu m'influencer sont plutôt ceux de mes lectures d'enfant : Fenimore Cooper, assollant, Gaboriau, et plus tard, Balzac, (...)."
Mais d'autres auteurs moins aventureux citent assollant comme une référence : Sartre dans "Les Mots" en fait une source d'inspiration : "Cette fois, j'ai touché le fond. Il ne me reste plus qu'à prendre sur la table "les Aventures du capitaine Corcoran", qu'à me laisser tomber sur le tapis, ouvrant au hasard le livre cent fois relu [...] Corcoran fait des battues dans la bibliothèque déserte, sa carabine sous le bras, sa tigresse sur les talons. [...] Tout à coup Louison, la tigresse, se met à gronder, Corcoran s'immobilise : voilà l'ennemi. C'est le moment palpitant que ma gloire choisit pour réintégrer son domicile." et Léon Daudet, fils d'alphonse dans "L'homme et le Poison" fait même du nom "corcoran", un syndrome pour qualifier des hallucinations cocaïniques : "
Un explorateur célèbre, ayant fait, pour voir, une piqûre de cocaïne,
aperçut dans un coin de la chambre un tigre magnifique et apprivoisé,
pour lequel il se prit d'une affection soudaine.
L'ivresse se dissipant, le bel animal disparut «Bah! ? se dit l'explorateur - je le retrouverai demain. » Or, ni le lendemain, ni les jours suivants, quelle que fût la dose de poison, il ne devait plus revoir son seigneur tigre, évanoui à jamais dans la jungle hallucinatoire. Six mois plus tard, il se suicidait de chagrin, ou, du moins, son suicide cocaïnique prenait, comme prétexte, l'absence du cher tigre. Cet exemple classique est connu sous le nom de «Corcoran», en souvenir du roman célèbre d'Assollant. ".
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