carte creuseCette charmante petite commune est idéalement située sur "la route des lacs", en venant d'Aubusson.

situation


Photo commune


Saint Yrieix la Montagne est le berceau de la famille THOMAS dont sont issus Antoine et Victor

André, Antoine THOMAS, (29/11/1857-17/05/1935) - (Portrait d'E.DEGAINE 1926)

Portrait A.THOMASEcole communale de St Yrieix, il entre ensuite au Lycée Charlemagne où il obtient plusieurs nominations au Concours général. Reçu 2ème à l'Ecole de Chartes (1875), il y suit l'enseignement de P.Meyer et de G.Paris à l'Ecole des Hautes Etudes, et en sort en 1978 le premier de sa promotion avec une thèse sur Les Etats provinciaux de la France centrale sous Charles VII. Il mène, en 1879, une Mission philologique dans le sud de la Creuse. Il est ensuite nommé professeur de langue et de littérature méridionales à l'Université de Toulouse (1883) où il va rester jusqu'en 1889. Il sera ensuite titulaire de la chaire de philologie romane à la Sorbonne et occupera ce poste durant 44 ans (1889-1933) tout en enseignant à l'Ecole des Hautes Etudes (1895-1910). Il est élu Membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1904. Chaque été, il revient passer ses vacances à St-Yrieix et se plaît à retrouver la vie rustique de son enfance. C'est dans le petit cimetière de son village qu'il est inhumé en 1935.

Il laisse avant tout le renom d'un philologue et étymologiste. Pour les Creusois, il est le rapporteur de la Mission philologique dans le sud de la Creuse, seule étude scientifique qu'on a sur les patois du S.-O. et du S.-E. Il est aussi l'auteur d'innombrables "mélanges éthymologiques" dans lesquels, prudemment, il "n'abandonne jamais les deux guides du philologue : la phonétique et la sémantique" et emprunte fréquemment les matériaux de ses notices "à l'ancien français, à l'ancien provençal et aux fonds si riches de nos parlers provinciaux"

Signature A.THOMASMais sa vocation fut d'abord celle d'un historien, attaché d'une part, à l'étude des institutions de l'époque médiévale, et d'autre part, à tout ce qui concerne l'histoire du Limousin et de la Marche avant 1500.

Philologue ou historien, de tous les auteurs creusois dont la notoriété s'est étendue jusqu'à l'étranger, Antoine Thomas est sans doute celui qui a adhéré le plus étroitement à son terroir, dont il possédait à fond le patois depuis son enfance.

 

Victor, André THOMAS, (12/02/1874-04/05/1953)

Frère du précédent, il fait ses études secondaires à Toulouse, Guéret et Paris, où il poursuit des études supérieures, y obtenant la licence (1892) puis le doctorat ès sciences physiques et le diplôme de pharmacien 1ère classe (1908). Sa carrière se déroulera principalement à Clermont comme professeur adjoint (1906), chargé de cours (1912) et enfin professeur titulaire de la chaire de chimie industrielle (1922). Il collabore au traité de Chimie minérale de Moissan (1904-06), à la revue d'Auvergne avec une étude sur la Creuse industrielle et agricole (1906-07). Parmi ses travaux sont à signaler divers ouvrages sur les colorants, la technologie de la peinture industrielle, des Notions fondamentales d'analyse quantitative (1912) et des Leçons de chimie organique (1932).

Extraits du "DICTIONNAIRE BIO-BIBLIOGRAPHIQUE DES AUTEURS CREUSOIS" - Amédée CARRIAT


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