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Fursac. Les deux communes siamoises de Saint Etienne et Saint Pierre de Fursac sont jumelées par un bourg unique simplement appelé "Fursac". [1]
Jusqu'en 1789, Fursac fut, en quelque sorte, un poste frontière bâti au fil des rivalités politiques entre l'Angleterre et la France, entre le Limousin et le Poitou, entre le prieuré de Bénévent et la prévôté de La Souterraine. Saint Etienne avait la rive gauche et la vallée de la Gartempe, Saint Pierre aurait la rive droite et la falaise en surplomb. L'église.
L'histoire de l'église est parsemée de malchances. Son existence est mentionnée dès 1086. Mais, pour céder à la mode du temps, ou parce qu'elle s'était effondrée, voir même pour concurrencer Saint Pierre, elle fut totalement reconstruite au XVème siècle. En 1772, la foudre eut raison du clocher qui, en s'effondrant, abîma partiellement la nef. Sous Napoléon III, le choeur fut transformé pour remplacer le chevet droit par un mur à trois pans. Il y a quelques années, délaissé par le culte au profit de Saint Pierre, il fut même question de vendre l'édifice ! L'intérieur ne présente pas une très grande unité de style. L'absence de chapiteaux est assez frappante; les nervures se terminent en colonnettes semi-circulaires. On peut y voir une statue naïve de St Léobon. Le bourg.
Près de là (route de Marsac), se trouve la croix de l'ermite Saint Léobon qui vécut à Saint Etienne avant de se réfugier au Grand Bourg où il mourut en 530. La dévotion au saint et sa légende sont partagées par les deux communes (voir Le Grand Bourg), chacune d'elle détenant la force de son bras droit ! Paulhac.
Jusqu'en 1314, le village (à 2 km par la D1) fut le siège d'une importante commanderie templière. Les bâtiments de la commanderie ont été détruits au cours des guerres de religion; seule, subsiste la grande église "grange" construite au XIIIème siècle; elle est placée sous le patronyme de St Jean-Baptiste. Sans abside ni transept, elle est constituée de cinq travées cubiques de six mètres d'arête couvertes d'un voûte gothique à liernes, quasi "plantagenèse", très moderne pour l'époque. La chapelle Saint Fiacre construite au XVème siècle était autrefois reliée à l'église par un passage couvert. La porte de la chapelle avec ses moulures et ses colonnettes fleuronnées est typique de l'art flamboyant. La clé de voûte de la première travée porte les armes de Pierre d'Aubusson, grand maître de l'Ordre de Malte Un colombe de granit est délicatement posée sur la nervure séparant les deux travées.
Au "P'tit Musée", vous serez accueillis par Mr et Me Dourville; ils vous présenteront leur collection d'outils d'autrefois, joliment mis en scène. Renseignements et réservations au 05.55.63.68.11. Pendant l'été, vous pourrez aussi visiter la "Mielerie des Templiers", tout savoir sur la vie des abeilles et la fabrication du miel et du pain d'épice. Au sud-est de Saint-Etienne, au bord de la route de Marsac, se situe le village de Crépiat. C'est le plus peuplé de la commune; il possédait autrefois sa propre école. Si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à parcourir ce village typiquement creusois avec ses ruelles tortueuses, ses cours fleuries, ses maisons soigneusement restaurées, tassées les unes contre les autres. La municipalité a fait aménager autour de Saint-Etienne-de-Fursac trois circuits de promenade, piétons et VTT. [2] Saint Etienne de Fursac est aussi raconté par les enfants sur le site web de leur école. Allez les voir ! Henry Vieilleribière et sa soeur ont crée le site "fursacreuse"
qui raconte un épisode dramatique de l'histoire de St-Etienne-de-Fursac à la fin du 19ème
siècle. [1] Pour tout savoir sur Fursac, il faut se référer au petit libre
de René Labrouse publié en 1981 par la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques
de la Creuse.
[2] Voir le Guide des Sentiers et Randonnées du Pays des Eaux vives, publié
par l'Office de Tourisme de la Communauté de Communes de Bénévent / Le Grand-Bourg.
2, rue de la Fontaine 23210 Bénévent l'Abbaye. Email: ot.eaux.vives@wanadoo.fr
Crédit photos: Christine et Alain Tixier
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