Peyrat la NonièreCommune de Peyrat la Nonière

Les sources de la Voueize.

Patriacus villa sita super fluvium Wulsie, "la villa de Patriacus située sur la Voueize", premier nom connu de la cité, nous rappelle que c'est près du village de Voueize que la rivière éponyme prend sa source. Dans son dictionnaire, A.Lecler indique que le nom a évolué, selon les époques, en "Peyraco-l'Asnonier" ou "Peyraci l'Anonière". Nous n'en savons pas plus; peut-être s'agit-il d'un nom de famille ? Une seule chose est sûre, le nom de cette localité n'est pas lié à quelque couvent de nonnes !

Eglise de PeyratSi l'on en croit les archéologues, l'histoire de Peyrat remonte aux temps les plus anciens. Le site préhistorique de Combord a été occupé par la civilisation gallo-romaine. Des urnes funéraires ont été mises à jours à St Marc. Les vestiges du temple de la Chassagne seraient d'origine mérovingienne.

LionLe choeur et le porche de l'église St Vincent datent du XIIème siècle; la nef a été remaniée au XVIème par l'ajout de la chapelle seigneuriale des comtes de Chiroux. Le visiteur pénètre dans l'église, ensérée au milieu des maisons, par un élégant clocher-porche couvert de bardeaux. Devant la "gamelle de Gargantua", un lion de granit à quelques mètres, gardien de la place.

Plusieurs châteaux remarquables sont situés sur le territoire de la commune. Le château de Chiroux (XII-XIIIème) possède un donjon à échauguettes et un joli pigeonnier. Les deux corps de bâtiments du château de Voreille sont défendus pas des douves et un pont-levis. Ces deux demeures ne sont pas ouvertes à la visite. Par contre, le château du Mazeau est ouvert au public durant l'été. Sa fondation, en 1180, est liée à celle de Bonlieu. Partiellement détruit, il fut en partie reconstruit au XVIème siècle. Il possède quelques belles portes, escaliers et cheminées de la Renaissance.

Bonlieu.

Mais le lieu le plus prestigieux de Peyrat est, sans nul doûte, le site de l'abbaye de Bonlieu. Fondée en 1121 par l'Ordre de Citeaux, elle fut la plus belle et la plus vaste de Creuse.

Pillée au XVème, détruite à la Révolution, elle est peu à peu restaurée par ses actuels propiétaires. Un donjon carré marque l'entrée de l'abbaye. L'église abbatiale est tronquée. On aperçoit encore les ruines du chevet. Au XIVème siècle, un mur percé d'une porte et d'un vitrail a été édifié pour fermer le bras gauche du transept et constituer une petite chapelle.

Hélas, cette merveille ne se visite pas; toutefois, en préservant la quiétude des résidents, il est possible d'en faire le tour en suivant l'étroit cheminement herbeux, serpentant entre l'abbaye et le moulin, jusqu'à la Tardes. La passerelle surplombe les sept cascades de Bonlieu qui, jaillissant entre les arches de granit, dessinent une île dans un superbe site préservé.

Les courageux pourront monter à travers bois, jusqu'à la statue de la Vierge placée sur un promontoire rocheux dominant l'abbaye et la vallée de la Tardes. Attention, le chemin n'est pas balisé !

En continuant vers Saint-Priest, la route enjambe la Tardes sur un joli pont gothique encadré de deux refuges triangulaires.

Tour Abbaye vue de la Tardes Ruines de la chapelle
Les cascades Pont gothique

Jean Favard.

Brillant mathématicien de renommée mondiale, Jean Favart, décédé à Grenoble à 1965, est né à Peyrat-la-Nonière en 1902. Prisonnier de guerre, membre de l'Académie des Sciences de Belgique, il fut professeur à la faculté des Sciences de Paris et à l'Ecole polytechnique. Sa voix était si puissante que, parait-il, ses étudiants pouvaient suivre son cours à la terrasse d'un café faisant face à la Sorbonne ! Il est l'auteur de plusieurs ouvrages: "Cours d'analyse", "Espace et Dimension", etc.
Le lycée technique de Guéret porte son nom.


encreuse.com
12-avr-03

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Rédaction:
Alain Tixier
(avril 2002 - avril 2003)


Crédit photos: Christine et Alain Tixier