![]() ![]() Souffre-douleur. Les français ont leurs histoires belges; les creusois racontaient celles de Jarnages. Que fait-on à Jarnages quand on veut faire disparaître un tas de terre ? On creuse un trou pour le mettre dedans ! [1] L'élevage des ânes et des mulets aurait-il déteint sur les pauvres habitants ? Toujours est-il que cette réputation de naïveté qui était attachée à Jarnages est aussi fausse qu'incompréhensible. Etape. La RN145 vous lasse ? De l'autre côté de la route, la pelouse du petit château descend jusqu'au bord du ruisseau. La facade est agrémentée de deux tours, l'une ronde, l'autre carrée. (propriété privéene se visite pas). Quelques maisons à tourelles, quelques restes de fortifications sur l'église rappellent que Bertrand d'Armagnac fortifia le bourg en 1434. Puits et Fontaine.
A quelques pas du puits, est érigée une fontaine constituée d'une colonne posée dans un bac de granit octogonal. L'eau jaillit de la gueule des quatre têtes de lion qui ornent la colonne. Les halles qui étaient placées entre le puits et la fontaine ont été détruites par le temps et la disparition des marchés. Eglise.
L'église possède de magnifiques chapiteaux romans représentant des feuillages et des dessins géométriques. Dans le mobilier, il faut noter l'immense cuve en granit du baptistère taillée à la forme d'une coupe et un déversoir de fontaine rectangulaire, aux côtés nervurés, d'origine gallo-romaine, reconverti en bénitier. La chapelle nord, avec ses deux travées voutées en ogives, a été ajoutée au XIVème siècle. Le XVIIIème siècle a donné à l'église ses tableaux et l'autel baroque du choeur.
Boîte de nuit ? Près de l'église, le bâtiment des "bains-douches" attire le regard. Non, ce n'est pas un haut lieu des nuits de Jarnages à l'instar de son homologue parisien ! Il nous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, cinquante ans à peine, la salle de bain et l'eau chaude au robinet était un luxe réservé aux seules maisons bourgeoises; ceux qui en étaient dépourvus, allaient faire leur "grande toilette" aux bains-douches communaux. [1] Sur le site d'EnCreuse, Jacques Chaban nous raconte, en patois et en français, une
variante de cette histoire de trou. C'est l'histoire de la
Taupe de Jarnages qui faillit bien rendre fous le maire et tout son conseil.
Crédit photos: Christine et Alain Tixier
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