Jean
BARDE
présente la commune où il est
né.

À 425
mètres d'altitude, sur une pente regardant le
bas-Berry, dans un environnement de bocage, le bourg de
Chatelus-Malvaleix a longtemps été un
important centre de foires. Il doit son nom au
vieux château, autrefois fief d'un seigneur de Malval.
Il n'en reste aujourd'hui qu'un corps de logis massif, au
bord d'un étang que longe une promenade bordée
d'arbres. L'église St
Pierre aux liens (XIIIème-XVème s.) qui fut
fortifiée, servait de défense avancée
au château, d'où sa situation excentrée
dans le bourg. Elle conserve un retable d'albâtre
polychrome (XVème s.), provenant d'un atelier anglais
(M.H.) ; une statue de St Michel (XVème s.) provenant
de l'ancienne chapelle ; une sculpture polychrome figurant
la maison de N.D. de Lorette (XVème s.) et des
peintures des XII et XIIIème s. La mairie,
édifiée en 1818 sur la place de la fontaine
est établie sur un marché couvert à
arcades aujourd'hui réaménagé en salle
des fêtes et comporte une horloge à quatre
cadrans sur un beffroi. Un panneau de bois sculpté et
peint provenant du chur de l'église est
présenté dans l'entrée.Il montre les
armoiries de deux familles alliées donatrices, au
XIIIème s. dont celles de Paul-Philippe, marquis de
la Roche-Aumont, comte de Mainsat Châtelus-Malvaleix
et Saint-Dizier, mort en 1757, dernier propriétaire
du château et de ses terres. La fontaine,
intallée sur cette place après la
révolution, vient de l'ancienne abbaye de
Prébenoît. Avec sa flèche gallo-romaine,
placée sur un bassin octogonal, elle était le
lavabo des moines dans le cloître. Cette abbaye,
fondée en 1140 par N. de Malval, seigneur de
Chtelus, a en effet pris la place d'un ancien lieu de
culte gallo-romain. Dans la façade
d'une maison proche, au 9 rue Traversière, a
été remployé un portail de granit
sculpté, daté 1574 et provenant du
château des Bazanges, aujourd'hui
ruiné. L'angle de la maison
située au n° 16 de la rue de la Marche, est
orné d'une niche moulurée (XIVème s.)
qui, naguère abritait une statuette de la Vierge en
faïence de Rouen. Dans la rue du
Combeau, un grand logis surmonté d'une cloche
rappelle l'existence d'une communauté de
prêtres qui y vivaient au XVIème siècle.
Au bout de cette rue, un petit lavoir est traversé
par le ruisseau qui, en aval alimente l'étang,
ancienne douve du château. Un sentier qui longe ce
ruisselet appartient au sentier de randonnée
pédestre permettant de parcourir une boucle de 8
kilomètres. En suivant son balisage, on rencontre,
près de la mairie, une croix de granit dressée
au-dessus de l'escalier qui descend sur la place
Saint-Pierre (ancien marché aux porcs et aux
volailles). Au bout de la
Grand'rue, la rue du Marché aux bufs donne
accès à la place de la Garenne, où la
vue, par-dessus le paysage bocagé, s'étend
jusqu'à l'horizon du pays berrichon. Sous les
tilleuls, au sud, le regard découvre au delà
des rochers de la Sainte de Roches, la colline de Peume,
où demeurent les restes d'un oppidum
gaulois. Au creux du vallon de
Coudâne, passé le pont, un sentier suit le
ruisseau longeant les ruines d'un ancien moulin, puis
accède au plan d'eau que domine le plateau de la
Gardette, au bord duquel tournait jadis, un moulin à
vent. La réserve de
pêche (autorisation moyennant redevance) peut se
contourner sur la lisière opposée au taillis
où se trouvent le terrain de camping, le court de
tennis et la plage. Un troisième
moulin, situé en amont du plan d'eau et au-dessus de
l'étang de la Prugne, est le dernier à tomber
en ruine.

La chapelle du château -St Michel, (XIIIème s.)
convertie en grange, subsiste en face de la rangée de
bâtiments formée par les anciennes
écuries qui borde la cour triangulaire devenue une
place. La poterne et toutes les tours ont
disparu.






Au-dessus du village de Sorges, au sommet d'une colline lieu dit "les quatre piliers", se dressait autrefois le gibet seigneurial. On n'y trouve plus aujourd'hui qu'un beau point de vue.
Sur le chemin de randonnée, on en rencontre d'autres, on traverse des villages typiques, dont certains étaient de petits fiefs, au moyen-âge, on découvre des fontaines rustiques tout en longeant des haies, des arbres, des terres ou des prés qui n'ont pas encore souffert de la pollution, ni d'un remembrement sauvage (autre forme de pollution plus insidieuse).
Sur le soubassement granitique bosselé, buriné en vallons par les nombeux ruisseaux qui courent vers la Petite Creuse, le caractère aimable de ce bocage est né du travail des paysans qui l'ont modelé depuis un temps immémorial. La nature du sol a contraint les cultivateurs et éleveurs à transporter sur les limites de chaque parcelle les pierres qui affleuraient, à les assembler en murets, à réserver des haies pour l'ombrage, contre le vent ou comme clôtures ; à préserver des taillis et des arbres de grande venue pour le chauffage et le bois d'uvre. Aussi les chemins charretiers sont-ils ombragés et les essences variées. Le chêne domine, le noisetier est fréquent, le châtaignier survit encore largement. Les résineux n'ont pas encore supplanté les feuillus. L'épine noire, l'aubépine ainsi que les cerisiers et poiriers sauvages demeurent abondants, pour la satisfaction des oiseaux.
Des rochers affleurent souvent ; à certains endroits ils ont été modelés en blocs erratiques impressionnants. C'est là que se plaisent les houx, que s'étendent les bruyères et les ajoncs en plaques envahissantes. Les genêts fleurissent en mai, puis crépitent ensuite de toutes leurs cosses, sous le soleil.
Enfin, la ronce opiniâtre, pour se faire pardonner, offre ses mûres.
Parler des oiseaux, des insectes serait trop long. Mieux vaut aller à leur découverte et, si on part tôt le matin, on peut avoir le bonheur d'être surpris par la fuite d'un écureuil.

Faire son
marché Vendredi matin Aller à la
pêche Se baigner Plan d'eau de la
Roussille Jouer au tennis Plan d'eau de la
Roussille S'initier à la
sculpture. avec Paul
Flury, La
Sagne 05 55 80 76 80 S'enrichir...
culturellement ;-) Association Grain de sel
05 55 80 70 38 Lire Dépôt de la
BCP le vendredi matin Vous avez une autre
idée ?
Que faire à Châtelus-Malvaleix ?
Réalisation
& crédits photographiques : Jean
Féron
10/04/1999
Supervision technique : Alain
Coldre