![]() ![]() La naissance "Avec le consentement volontaire de notre évêque Gui [de Laron], nous accordons aux religieux Raimond et Boson, ainsi qu'à leurs compagnons, un lieu convenant à la construction d'une église pour le service de Dieu. Ce lieu est situé dans une dépendance de notre domaine [de Salagnac] ordinairement appelé Segunzolas (Sigoulet ?). Nous leurs donnons, ainsi qu'à ceux qui construirons l'église pour vivre et pour subvenir aux besoins de tous les frères, [...] une part des bénéfices de notre domaine : trois manses (fermes) près de Segunzolas, une manse près de Sauzet [...], ainsi que la borderie des Combes".
La possession des reliques d'un apôtre et sa situation sur la route de Saint Jacques de Compostelle, vont contribuer au développement et à l'enrichissement du monastère. La magnifique église que nous connaissons encore aujourd'hui est construite en quelques années (1120-1150), ce qui suppose des richesses considérables. Très vite, un bourg se forme autour du monastère. A une date impossible à préciser, il devient assez important pour être érigé en paroisse indépendante de Salagnac (voir Le Grand Bourg) alimentant, s'il en était besoin, une querelle de clocher, bientôt millénaire (l'abbaye contre le château, les riches contre les pauvres, la ville contre les champs, ...); ne disait-on pas au Grand Bourg: "De Bénévent, ni bon vent, ni bonnes gens" ! L'église et l'abbaye.
Les pèlerins revenant de Saint Jacques de Compostelle ont certainement inspiré le style hispano-arabe du portail polylobé. L'intérieur de l'église est remarquable par sa décoration; les quarante-quatre chapiteaux sont de
pures merveilles de l'art roman. Leur mystérieuse et remarquable inspiration, ainsi que la symbolique de l'orientation
de l'église (dans la direction du soleil levant le 24 août, jour de la Saint Bathélémy)
ont été décodées par le Docteur Jean Conquet et décrites dans un opuscule disponible
à l'Office de Tourisme ("Bénévent l'Abbaye", Editions Verso). L'auteur y décrypte l'harmonieuse
architecture de l'abbatiale basée sur l'usage du nombre d'or Des restes de sépulture sont visibles dans la branche sud du transept. Il s'agit d'une dalle armoriée qui serait celle de l'abbé de Naillac et du gisant d'Humbert qui fut prieur de l'abbaye.
Pendant l'été, l'abbaye et l'église sont illuminées; le spectacle, vu de la route du Grand Bourg, mérite le coup d'oeil. Le tour du bourg.
Un des derniers abbés, Paul de Pélisson-Fontanier, membre de l'Académie française, dota Bénévent d'un hôpital devenu, depuis, maison de retraite.
Beaucoup des monuments mégalithiques de la région ont disparu pour laisser passer une route ou agrandir un champ. C'est pourquoi, le petit dolmen du lieu-dit "Les Granges", sur la route du Grand Bourg mérite d'être signalé. C'est la porte d'entrée du domaines des "Fades", petites soeurs des farfadets. (Circuit "B1" [1]). La Scénovision. Au mois d'avril 2006, s'ouvre, près de l'hôtel du Cèdre la Scénovision. C'est un musée d'un genre nouveau voulu par la Communauté de Communes de Bénévent-Le Grand Bourg. Il raconte la vie rurale en Creuse entre 1870 et la Grande Guerre à travers des animations mariant les divers sens: la vue, bien sûr, mais aussi les voix et les odeurs. Marion, personnage fictif (voix de Marianne Basler), nous guide dans le dédale des faits authentiques, des légendes, des présentations, des objets et des photographies. Nous y dévrons l'histoire de Paul de Pélisson-Fontanier, inventeur de la liqueur de plantes "la Bénéventine". La liqueur a été recréée et il est possible de l'acheter à la boutique du musée. Le fabricant de bardeaux. Bénévent abrite la dernière entreprise européenne fabriquant des bardeaux fendus. Les bardeaux sont des plaquettes en bois de châtaignier; ils donnent aux toits qu'ils couvrent cette inimitable couleur argentée qui fait le cachet de nombreux bâtiments et clochers du Limousin, mais aussi d'édifices aussi prestigieux que le Mont Saint Michel.
Tous les samedis matins de juillet et août à 10h, Joël Richard fait partager à ses visiteurs étonnés, l'amour et les anecdotes de son métier. Visite gratuite; renseignements et réservations à l'Office de Tourisme du Pays des Eaux Vives: 05.55.62.68.35. Du cuir au plastique. A la fin du XIXéme siècle, Bénévent l'Abbaye était une petite ville à l'industrie florissante.
En un siècle, tous ces métiers ont disparu; les ateliers et les échoppes sont fermés. Ils ont été remplacés par une usine moderne de transformation de matières plastiques et de caoutchouc. Mais ils reste toujours le souvenir des boucheries réputées pour la qualité de leur viande de mouton. Les amateurs d'abats exotiques savent toujours se régaler des mâles "frivolités bénéventines". Autour de Bénévent. Il existe à Bénévent un excellent hôtel restaurant, l'Hôtel du Cèdre, qui possède son propre site internet. Il est recommandé de réserver. La municipalité a fait aménager quatre circuits de promenade, piétons et VTT, tout autour de la commune. Un plan est affiché sur la place Saint Barthélémy. [1] Bénévent l'Abbaye est aussi raconté sur le web par les enfants de l'école et ceux du collège Jean Monnet. Allez les voir !
[1] Voir le Guide des Sentiers et Randonnées du Pays des Eaux vives, publié
par l'Office de Tourisme de la Communauté de Communes de Bénévent / Le Grand-Bourg.
2, rue de la Fontaine 23210 Bénévent l'Abbaye. Email: ot.eaux.vives@wanadoo.fr
Crédit photos: Christine et Alain Tixier
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